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Moronga de Horacio Castellanos MOYA

24 Août 2020 , Rédigé par Bill Publié dans #Romans d'Amérique du Sud

Un roman en trois parties.

La première donne la parole à José Zeledón, ancien guerillero salvadorien exfiltré aux Usa, dans un style ramassé, sans fioritures où la vie du héros est décrite sobrement.

Grâce à l’aide d’un compatriote, José Zeledón a trouvé un emploi de chauffeur de bus scolaire à Merlow city, ville universitaire et trou paumé du Wisconsin. Il complète ses revenus avec une vacation aux services techniques de la fac où il examine les courriels et autres communications des profs hispaniques qu’un programme spécifique a scanné, notamment pour éviter tout trouble de nature sexuelle entre profs et élèves. De surveillé il passe à surveillant, et grappille un nouveau job où il doit visionner en live les enregistrements de caméras de surveillance pour alerter la police en cas de présomption d’ivresse, voire de débauche sur la voie publique. On le quitte alors qu’il rejoint, à Chicago, un ex-compañero de guerilla, qui semble vouloir reprendre du service.

La deuxième partie met en scène Erasmo Aragón, prof à la fac de Merlow City, en déplacement à Washington DC, dans une prose qui m’a rappelé les mauvais côtés de ‘Le rêve du retour’ où l’auteur m’avait déjà noyée dans un déluge de digressions, de réflexions sur sa vie actuelle et passée, sur ses amours malheureuses, …

Erasmo Aragón mène à des recherches sur l'assassinat, en 1975, de son compatriote, Roque Dalton. La fac lui a accordé un crédit de recherche pour examiner des documents de la CIA, tout juste déclassifiés. Hébergé dans un AirB&B assez glauque de Silver City, Erasmo fréquente bars et jeunes femmes se sentant bien plus libres maintenant qu’il n’est plus soumis au devoir de réserves de tout prof de fac.

La dernière partie du roman est un rapport de police décrivant les événements qui ont conduit au décès de deux policiers, de passants et de sud-américains dans une fusillade près d’un bar de Chicago. Un style clair, concis, administratif où seuls des faits sont évoqués. Style qui tranche brutalement avec la sobriété de la première partie et la logorrhée de la deuxième.

Un roman inégal où je me suis franchement ennuyée au cours de la seconde partie …

Peut-être aurait-il fallu qu’elle soit moins longue, plus ramassée.

Dommage !

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