Le corps des femmes de Madeleine Chapsal
Un roman choisi dans ma liseuse pour deux bien mauvaises raisons : sa longueur, heureusement de seulement 144 pages pour répondre à la demande du challenge hebdomadaire (moins de 150 pages) et de l'item 'auteur né en 1925' de Mon défi'.
L'auteur se lamente sur l'impudeur des femmes d'aujourd'hui (enfin de 2014) qui dénudent allégrement épaules et décolletés, pour séduire, what else, alors que ce n'est selon elle que ce qui est caché qui est attirant.
Après avoir débuté cet essai en décrivant comment les femmes de sa génération, et surtout leurs mères étaient élevées pour plaire car travailler (quelle horreur !) n'était même pas envisageable et qu'un bon mari permettait l'existence de rêve qui les faisaient rêver !
Sur ses photos d'enfant elle soulève le bord de sa jupe et sourit d'un air mutin. Plus tard, se revendiquant libre, elle trompe son mari autant qu'il la trompe (séduction toujours) jusqu'à ce qu'ils divorcent (elle n'a pas produit d'héritier) mais qu'il lui offre un poste dans le journal qu'elle dirige.
Elle fustige actrices, présentatrices qui se dénudent trop en arguant du destin de Marilyn suicidée de n'avoir pas trouvé sa place dans un monde masculin qui l'avait modelée à sa convenance (enfin, c'est sa théorie).
Et elle conteste bien évidemment la liberté par le travail, l'indépendance financière, tout en continuant de minauder !
Exaspérante et d'un style digne d'un journal de bas étage !
Bref, pas grand chose à sauver de ce document ... sinon la validation de deux items de challenges !
Les Mouettes : Mission Iran de Thomas Cantaloube
Mais pourquoi ce deuxième tome, comme le précédent, s'achève sur un cliffhanger et appelle la suite ?
Qui s'il se passe le même délai qu'entre les deux premier opus, ne sortira pas avant l'année prochaine !
Bref, ex-accro à la série Le bureau des légendes, j'ai apprécié retrouver dans ce roman deux des personnages emblématiques de la série (dont j'aimerais bien une suite, d'ailleurs, même si le remake américain The Agency, n'est pas si mal !)
On retrouve le capitaine Yannick Corsan, qui reprend du service (merci le manque d'effectif à la DGSE), après un moment sur la touche suite à ses écarts de conduite dans le volume précédent.
Une équipe composée à la va-vite, un peu trop vite, est envoyée en zone très hostile ; des situations extrêmes, des voyages périlleux, la mission de trop ?
Un roman qui se lit très très vite, aussi vite qu'un film ou une série bingée !
Bon ... maintenant, j'attends le troisième tome !
Le secret des secrets de Dan Brown
Quand j'ai vu que Dan Brown sortait un nouveau roman, je me suis demandé si je m'y plongerais tout de suite ou plus tard, à la lecture d'avis.
Ma fille s'y étant plongée aussitôt, j'ai choisi de le lire en parallèle pour éviter tout divulgâchage (bien qu'elle soit bien meilleure que moi pour garder les secrets ! )
Bref, puisque ce roman parle de secrets, je n'en dirai presque rien sinon que l'action se déroule quasiment sur une seule journée (tiens, tiens, une règle de Boileau), presque un seul lieu, la ville de Prague (tiens, tiens, la deuxième règle de Boileau), et on pourrait presque résumer l'intrique par "Mais qu'y a-t-il vraiment dans le manuscrit de Katherine?" (un seul fait accompli pour la troisième règle Boileau, ici retrouver le manuscrit ?)
Un rythme rapide, des actions un peu invraisemblables, quelques pincées de science, d'histoire et de tourisme, Prague et ses trésors qui ponctuent le récit, sans oublier les méchants qui ont tout intérêt à ce que le livre de Katherine ne soit pas publié !
Un bémol qui a failli me faire abandonner le roman dans sa première partie ; le très grand nombre de marques évoquées : je connaissait ce principe pour les films mais quel intérêt pour un roman ? Les séjours de l'auteur à Prague, furent ils offerts par l'hôtel Four Seasons, ses vêtements, parfum et ceux de sa compagne étaient ils soumis à évocation ?
Cela s'est heureusement calmé par la suite mais c'était bien gênant.
Quant au roman, c'est du pur Dan Brown !
Donc si vous aimez, foncez, sinon abstenez-vous !
Merci à NetGalley et aux Editions JC Lattès
#Lesecretdessecrets #NetGalleyFrance
Food you want to eat de Thomas STRAKER
Le dernier article de blog de Becky and Liz commençait par la phrase "Si vous n’avez jamais entendu parler de Thomas Straker, c’est probablement parce que vous étiez coincé dans une grotte sans Wi-Fi. Ce chef britannique, au sourire malicieux et à l’énergie débordante, s’est imposé comme l’une des figures montantes de la cuisine anglaise."
Je ne vis pas dans une grotte, mais je ne connaissais pas.
Ma curiosité était piquée, j'ai téléchargé le livre !
Et quelle fut ma surprise !
Oui, c'est bien un livre de recettes que j'ai eu envie de manger (bon, sauf, que je n'ai en ce moment à ma disposition qu'une cuisine minimaliste et qu'on va attendre le retour à la maison pour cuisiner certaines de ses recettes comme les joues de bœuf, le yaourt à la betterave, et ses focaccias)
Loin des chefs anglais à la mode qui multipliaient ingrédients exotiques et épices introuvables, Thomas Straker propose une cuisine simple et efficace, de produits courants et ancrée dans la tradition, un peu comme celle de Jamie Oliver !
Bref, je vais en savourer la relecture de ce livre avant de me lettre aux fourneaux !
La cinquième femme de MAria Fagyas
Un roman qui me permet de valider le défi et le lancer de dés du mois du Challenge Globe Trotter ! L'un demandait de lire le roman d'un auteur dont le pays n'a pas d'accès à la mer, et l'autre, de lire un auteur d'un pays commençant par la lettre H.
LA Hongrie cochait donc ces deux cases, et je me suis régalée avec ce roman policier, publié dans la Série noire en 1963, dont l'action se déroule pendant l'insurrection de 1956 et l'entrée des chars russes qui s'ensuivit.
Quand l'inspecteur Nemetz passe devant une boulangerie ce matin là, quatre cadavres sont allongés devant la vitrine criblée d'éclats d'obus. Quatre femme ayant appris la livraison de marchandises et qui se sont faites faucher par des tirs russes.
Lorsqu'il repasse quelques heures plus tard, un cinquième cadavre les a rejointes.
Il va mener l'enquête sur cette femme inconnue et le circonstances ayant abouti à sa mort, et, ce faisant, l'auteur dresse une description passionnante de la vie à Budapest après la seconde guerre mondiale, des espoirs suscités par l'insurrection.
La suspicion, les délations, les ex petits chefs planqués qui reviennent au plus vite dès le retour des russes, le marché noir, les privations, les profiteurs, les voleurs, les enfants intrépides, les roublards, les honnêtes et les balles perdues.
Une belle découverte que ce roman !
Bleus, blancs, rouges de Benjamin Dierstein
Fin des années 70
Action directe, FLNC, les nationalistes Bretons, le GUD, Jacques Mesrine, Pierre Goldman, Carlos
Les attentats, les nuits bleues,
Le second choc pétrolier, la chasse au gaspi
VGE, Raymond Barre, Robert Boulin, Roland Dumas, Jacques Chirac, Charles Pasqua
La crise
L'OM et le PSG
Les chasses africaines du Président français
Des enlèvements, des braquages
Bokassa, Omar Bongo et leurs épouses
La montée en puissance de Khadafi
Les diamants
Alain Delon, Jean Paul Belmondo, Patrick Dewaere, Joe Dassin, Mireille Darc,
Le disco, les nouvelles boîtes de nuit
Minute, Libération, France Soir, Paris Match
Le SAC, la guerre des polices
Les débuts de Bernard Tapie
Deux jeunes diplômés de Cannes-Écluses, major et vice major de leur promotion, choisissent la BRI, mais la fille échoue aux RG, supposément moins exposés
Un roman qui mêle comptes-rendus d'écoutes téléphoniques, rapports de surveillance, personnage réels et inventés, longs temps de surveillance et d'infiltration.
Un roman passionnant, impossible à poser, véritable page turner de près de 800 pages
Un roman qui s'achève sur une phrase qui appelle la suite ... mais elle n'est pas encore sortie !
Sommes nous ce que nous lisons ? de George Orwell
Petit ouvrage composé de quatre articles écrits pour des journaux ou magazines entre 1936 et 1946 où George Orwell évoque son activité de libraire, de critique littéraire et sa position de lecteur en finissant par une réflexion sur les 'bons' livres, ceux qui résisteront au temps et ceux qui seront oubliés par la génération suivante.
Nombre de ceux qu'il évoquent sont bien sûr tombés aux oubliettes, mais j'ai trouvé son avis un peu dur et erroné sur les Sherlock Holmes toujours - sinon davantage lus aujourd'hui !
Autre aberration : le titre qui n'a absolument aucun rapport avec le contenu des articles ici regroupés !
Les mystères de l'édition ou de l'attrape-lecteurs !
Bref, un ouvrage qui me permet de valider un item bloquant dans l'un de mes challenges de lectures !
2054 d'Elliott Ackerman
Vingt ans ont passé depuis les attaques nucléaires des Etats Unis sur la Chine et de la Chine sur San Diego et Galveston.
Les Etats Unis sont à feu et à sang, les anciens partis politiques Républicains et Démocrates se sont unis pour former un bloc d'opposition face aux populistes.
Le Président meurt après une crise cardiaque inattendue, ses récents examens médicaux lui avaient détecté un coeur de jeune homme !
A-t-il été victime d'une attaque génomique à distance?
S'en suit une course poursuite internationale entre entreprise de la biotech, chercheur sur le point de faire une avancée majeure, et avatars hologrammiques sur fond de troubles politiques aux USA ...
Un roman plus touffu et moins crédible que le précédent, mais qui tient bien en haleine !
Mon vrai nom est Elisabeth d'Adèle Yon
Il est des secrets de famille que tout le monde connait en partie mais que personne n'évoque.
Dans la famille de la narratrice, son arrière-grand-mère Betsy a passé de très longues années internée, lobotomisée, éloignée de son mari et de ses trop nombreux enfants.
Parce qu'elle s'inquiète de sa propre santé mentale, la narratrice va décortiquer l'histoire de Betsy en interrogeant ses grands parents d'abor, puis les autres enfants de Betsy, en découvrant des lettres, dans les archives familiales, des photos, des souvenirs quasi oubliés et qui remontent bizarrement à la surface au fil des entretiens.
Il y a ceux qui refusent d'en parler (ce qu'on n'évoque pas n'existe pas) et celle qui aura un dernier éclairage des plus pertinents.
La narratrice reconstitue peu à peu le puzzle que fut la vie de Betsy en allant explorer les archives des hôpitaux psychiatriques où elle fut internée, retrouvant même son cas évoqué dans une thèse d'étudiant.
Cette lecture me laisse une impression mitigée de par l'orientation un peu trop à charge contre les institutions médicales, l'avis un peu méprisant envers les soignants qu'elle va rencontrer. Et globalement ce document montre que peu avait changé dans le traitement des maladies mentales entre la fin du XIXème siècle et les années 60.
Reste en suspens le poids de l'histoire familiale sur les individus, la question d'un "gène" de la schizophrénie, voire de la folie au sens large ...
Ceci n’est pas une chanson d’amour d'Alessandro ROBECCHI
Roman italien que j'ai choisi pour son titre qui me permettait de valider le dernier item d bingo estival du challenge Mauvais genres, et qui a failli me perdre tant l'histoire était (du moins au début) confuse, alambiquée, aux personnages mal différentiables ...
Carlo Monterossi, passionné de Bob Dylan, auteur d’une émission de télé tendance trash, échappe de peu à une tentative d’homicide. Le lendemain matin, il retrouve sous un meuble un récipient de type ECBU, dans lequel se trouve l'index de Marino Righi, récemment trucidé, dans l'anus de qui fut retrouvé l'index de Lodovica Repici.
Pas besoin de chercher bien loin où ses assassins allaient introduire l'index de Marino Righi.
En colère contre la police et notamment la scientifique qui n'a pas bien fouillé son appartement, Monterossi fait appel à sa geek préféré, pour mener une enquête parallèle et découvrir 1/ ses assassins potentiels et 2/ le mobile car il n'avait jamais entendu parler des deux morts à qui il semblait avoir été lié !
Sur fond de groupes néo-nazis, de délit de fuite, de gitans cherchant à venger les leurs, des assassins aux bras cassés, l'auteur nous entraîne dans les bas-fonds milanais, bien loin des boutiques de luxe qui ont lat la notoriété de la cité du nord.
Bref, le roman s'améliorait vers la fin, mais ne m'a pas vraiment convaincue.
Dommage !