romans d'amerique du nord
Crime 101 de Don Winslow
Un voleur de bijoux qui ne laisse aucune trace, et s'empare encore et encore de butins de plusieurs centaines de milliers de dollars.
Un flic teigneux qui voudrait le coincer et qui est persuadé que le seul lien entre les vols est leur proximité de la route 101, la Pacific Coast Highway, PCH ....
Un concours de circonstances, les conduit à se rencontrer dans le savoir ...
Une courtière en assurances qui fait le lien ...
Un roman court, efficace, cinématographique !
Et Steve McQueen en filigrane !
J'ai adoré !
Défense d’extinction de Ray NAYLER
Je ne suis pas grande amatrice de science fiction mais je n'ai jamais été déçue par les romans parus chez Le Bélial.
Au fin fond de la Sibérie, des troupeaux de mammouths foulent à nouveau le sol de la toundra. Recréés à partir d'ADN de mammouths exhumés du permafrost et recombinés avec de l'ADN d'éléphants modernes, enfin ceux qui restent suite à leur chasse irrépressible par des trafiquants d'ivoire.
Sauf que ces mammouths ne connaissent pas grand chose de la vie sauvage, leurs gènes 'modernes' étant majoritairement issus de spécimens ayant vécu dans des zoos depuis plusieurs générations
C'est alors que des chercheurs ont l'idée d'implanter dans le cerveau d'une des matriarches, la mémoire numérisée de Damira Khismatullina, l'une des plus grande spécialistes des éléphants qui a voué sa vie à les comprendre et à les protéger.
Ce court roman passionnant mêle amateurs de chasses privées, protection de la nature, trafiquants d'ébène et mémoire d'éléphants.
Une véritable pépite dans un été en demi-teinte.
The proving ground de Michael Connelly
De retour au calme, j'ai repris le visionnage de la série The Lincoln lawyer ... qui m'a donné envie de reprendre la lecture de cette série de romans de Michael Connelly.
Dans cet opus, on retrouve donc Michael Haller qui après sa dernière affaire, s'est détourné du droit pénal pour accepter des affaires civiles.
Celle-ci en résonnance avec l'actualité concerne le rôle d'une AI dans le passage à l'acte d'un adolescent qui a tué son ex-petite amie.
Et ce sont les parents des deux qui ont porté l'affaire devant les tribunaux pour élucider le rôle d'une IA conversationnelle dans le déclenchement du drame.
Assisté de Jack McEvoy, le journaliste spécialisé déjà croisé dans d'autres romans notamment eE poète, et de son équipe habituelle, Michael Haller aura du mal à réunir des témoins acceptant de parler.
Des intérêts financiers de la plus grande importance, des compensations financières proposées aux plaignants pour empêcher l'affaire de suivre son cours au tribunal ...
Les incendies de Los Angeles apparaissent au détour du récit et entraînent une évolution dans la vie personnelle de l'avocat ...
Cet opus confirme nettement ma préférence pour les romans mettant en scène Harry Bosch, à peine évoqué dans une phrase dans celui-ci ...
Vivement mi octobre et la sortie de sa prochaine enquête !
La reine des pommes de Chester Himes
Mon challenge de lecture hebdomadaire qui me demande de lire un roman dont l'action se passe à New York.
Un roman recommandé par Philippe Lançon à Nicolas Demorand évoqué dans le podcast "Si besoin" de ce dernier.
Et voilà comment ce roman de Chester Himes de 1957 a été exhumé des profondeurs de ma liseuse.
Situé à Harlem, l'auteur décrit ce quartier alors très mal famé peuplé de crapules sans scrupules, de gogos attirés par toute promesse de gains rapides, de tripots, de salles de jeux et de bordels, où des allées sombres, envahies de rongeurs et de boue permettent de fuir des poursuivants de tous acabits.
Ce roman commence comme une arnaque au gogo, la transformation magique de petites coupures en billets de 100 $, une mystérieuse malle emplie de soi-disant pépites d'or qui attirent des investisseurs, une bonne sœur qui fait la manche en vendant des entrées au Paradis ...
Un roman qui se termine dans un bain de sang, la réhabilitation du gogo et la promesse d'une suite !
Un roman au rythme très rapide
Un classique de la série noire, un peu daté, dont je pense que je préfèrerais une adaptation cinématographique
Knit One, Kill Two de Maggie Sefton
Un challenge de lecture qui appelle à lire un livre ayant moins de 10 critiques dans Babelio, et, ouf, je me suis souvenue avoir récemment déposé dans ma liseuse le premier tome d'une nouvelle série cosy-crime américaine qui mêle tricot, litres de café et mort mystérieuse d'une vieille dame adepte de loisirs créatifs
Kelly, comptable à Washington DC, revient au Colorado pour s'occuper de la succession de sa tante qui vient d'être assassinée, par un vagabond selon la police
Mais Kelly s'aperçoit que le Memory Quilt de sa tante qui regroupait des souvenirs de toute sa vie, et était accroché dans le salon a disparu
On retrouve quelques jours plus tard son dernier ouvrage au tricot à moitié brûlé et taché de sang .
Épaulée par les amies de sa tante, sa dealeuse de laine et un charmant charpentier, Kelly va mener une enquête dans le passé de sa tante tout en essayant de sortir des griffes d'un promoteur sans scrupules qui vise à détruire les derniers vestiges de la ferme de sa famille
De belles descriptions des paysages, des personnages attachants, une ode aux belles laines enjolivent un récit assez classique.
Dépaysement garanti, je pense me plonger bientôt dans la suite de cette série, dont je suis la première à fournir une critique
The traveler de Joseph Eckert
Une envie de voir quels étaient les best-sellers du moment pour le New York times, m'a fait découvrir ce roman sorti en juin 2026 et aux critiques élogieuses.
Toutes faisaient référence à d'autres titres qui pouvaient lui être associés, tels que Replay de Ken Grimwood,, 22/11/63 de Stephen King, 'The time traveler's wife d'Audrey Niffenegger, que j'avais tous fortement appréciés et même relus pour Replay.
Scott Treder est un informaticien ordinaire, en retard, comme tous les jours.
Il est coincé dans un embouteillage en ce lundi 13 avril à 7h51, quand il sent sa voiture se dissiper sous lui et se retrouve éjecté, en roulé boulé, évitant de justesse les roues d'un camion qui fonce sur lui.
Sonné, couvert d'écorchures, il découvre de nombreux appels en absence sur son téléphone, de son épouse, de sa chef qui se demandent où il est passé depuis 24 heures ... il est 7h52, le mardi 14 avril ...
Il rentre chez lui, ne comprenant rien, console son fils Lyle, âgé de 7 anes, inquiet de ne pas l'avoir vu la veille.
Le lendemain : rebelote, sauf qu'il disparaît deux jours, puis 4, 8, 16 ... et ainsi de suite.
Scott qui n'a rien demandé et ne comprend pas ce qui le frappe, découvre à chaque retour l'évolution de sa femme et de son fils, leur vieillissement alors que pour lui, un seul instant s'est écoulé
Lyle, enfant précoce, voire HPI, va dédier sa vie à essayer de comprendre ce qui arrive à son père et aura recours à un subterfuge original pour le protéger ad vitam eternam.
Un roman qui explore par petites touches les évolutions possibles de notre planète, sans que le héros puisse y faire grand chose puisqu'il n'assiste à ces évolutions que pendant 24 heures à chaque fois.
Un roman passionnant, centré sur l'amour filial, le déchirement d'un homme qui ne peut que subir son destin et voit inlassablement les hommes commettre les mêmes erreurs et ... s'en sortir.
Un premier roman qui en appelle beaucoup d'autres !
Le portier de Chris Pavone
Un roman salué par les critiques tant américaine que française et encensé même par Télérama !
Un auteur dont j'ai beaucoup aimé le 1er opus (Les expats) un petit peu moins le suivant (Deux nuits à Lisbonne).
Un roman qui me laisse mitigée !
On sent dès le départ qu'il va se passer quelque chose, mais quoi ?
Chicky Diaz est portier du Bohemia, un immeuble ancien, hyper luxueux de Manhattan, situé en bordure de Central Park.
Il occupe son poste depuis une trentaine d'années, ouvrant la porte aux résidents, leur appelant des taxis (enfin de moins en moins depuis qu'il n'y en a plus trop en maraude).
Il vit seul depuis le décès de son épouse qui lui a laissé des notes d'hôpital à régler, et que ses deux filles sont à l'Université, dont le coût creuse encore le gouffre de ses finances.
Il a donc un deuxième job, comme chargé de la sécurité d'un hôtel de luxe, de nuit.
Une nuit, justement ses deux mondes se croisent. Mais il garde le secret.
Parmi les habitants de l'immeuble on trouve un industriel odieux, à l'épouse sympa qui passe son temps à gérer son personnel, les agendas des enfants, son implication dans des œuvres caritatives et sa vie secrète.
Il y a une vieille dame, veuve, sourde, réfractaire à toute évolution de son environnement, farouchement attachée au passé, et, en tant que pilier du conseil de copropriété, opposée à toute rénovation qui gâcherait le cachet de l'immeuble, ET à l'arrivée de nouveaux propriétaires non caucasiens.
Un co-propriétaire de galerie d'art, rêveur poète, qui tremble d'avoir vendu un faux tableau.
Sur fond d'émeutes ethniques après la mort d'un jeune noir, tué par la police, de contre manifestations MAGA, de rappel à la nécessité d'afficher l'inclusion de toutes les catégories majusculisées ou autrefois ségrégationnées, Chris Pavone dresse le portrait du New York d'aujourd'hui.
Un roman qui s'enlise par moments avant de nous entraîner dans une conclusion virevoltante et partiellement inattendue.
A noter quelques erreurs de traduction qui m'ont fait tiquer - Un autre roman de l'auteur - en VO - m'attend dans ma liseuse ! Je n'attendrai pas sa traduction !
Le bikini de diamants de Charles Williams
Mon challenge de lecture hebdomadaire qui me demande de lire un titre comportant un métal ou une pierre précieuse dans le titre ...
Et hop, Fantasia chez les ploucs, alias Le bikini de diamants allait faire l'affaire !
L'histoire est racontée par Billy, un petit garçon de 7 ans qui vit avec son père, ou des familles d'accueil quand son père passe quelques jours à l'ombre.
Dans l'entre deux saisons d'arnaques aux pronostics hippiques, ils vont se ressources chez l'oncle Sagamore qui vit dans une grande ferme au fin fond du Texas, où il est régulièrement abandonné temporairement par son épouse qui n'en peut plus de ses arnaques foireuses.
Sa dernière lubie, fabriquer du cuir de vache, selon une méthode reçue du gouvernement qui consiste à faire macérer les peaux dans des baignoires en plein soleil en empuantissant tout le voisinage.
Mais on s'habitue à l'odeur.
Sur ces entrefaites débarque un homme bien habillé accompagné d'une superbe jeune femme qui va apprendre à Billy à nager dans le lac voisin ...
Pour le reste de l'histoire de ces bras cassés arnaqueurs malhabiles et touchants, pourchassés par le sheriff local à la façon du coyote de dessin animé, je vous laisse vous plonger dans ce roman hilarant qui a pris quand même pas mal de rides depuis 1956 !
Ironwood de Michael Connelly
J'ai retrouvé avec plaisir l'inspecteur Stillwell, attaché au bureau du shérif de l'île de Catalina, juste au large de Los Angeles, à un peu plus d'une heure de ferry de Long Beach.
Il est en planque près de l'aéroport où doit avoir lieu un largage de drogue, selon une source sure d'un de ses officiers.
Sauf que ses officiers se font tirer dessus et qu'il part à la recherche d'un fuyard ...
Sa hiérarchie de Los Angeles prend l'enquête en charge et il est démis temporairement de ses fonctions.
Il va en profiter pour s'occuper (et régler) des affaires courantes, la destruction de pieds de vigne, des graffiti apposés sur le phare et le casino, et trier, avant don, les objets déposés au bureau des objets trouvés. Il y découvre un sac à dos de marque, où se trouve un trousseau de clés.
Une des clés, particulière, le conduira à sa propriétaire, disparue depuis plusieurs années, cold case dont s'occupe l'équipe de Renée Ballard.
Ce sac à dos, une analyse dine des caméras de surveillance de l'île, la revue détaillée des dossiers d'enquête initiaux en applicant la méthode Harry Bosch, mettra Still, et l'équipe de Renée sur la piste et l'identification de ce sérial killer.
Un roman à la fin qui appelle la suite ... bientôt, j'espère !
Yesteryear de Caro Claire Burke
Alléchée par le pitch du livre (et le voyage dans le temps qu'il supposait), j'ai sauté sur l'occasion et me le suis procuré au plus vite.
Une influenceuse 'trad wife', Natalie, vit une vie idyllique dans une ferme toute propre du fin fond de l'Idaho.
Elle a quatre enfants bien portants (elle attend le cinquième) car nourris de produits bio, produits dans les champs voisins, ou sortis directement de l'étable ou vit leur vache Sasssafras, convertis en bon petits plats traditionnels par leur mère aimante et disponible.
Ils sont éduqués à la maison loin de l'influence néfaste des idées modernes (vaccins, dévoiement des mœurs, ...).
Voilà pour le début du roman .... et tout se complique quand Natalie se retrouve propulsée en 1850, sans électricité, sans assistance, avec quatre enfants presque en guenilles, une cuisinière à bois, un froid de canard dans la maison.
Tout ressemble à ce qui était sa vie quand elle s'est couchée, mais sans la modernité qui gommait les difficultés. Ses enfants et son mari sont des copies usées de ceux qu'elle a laissés ... et c'est là qu'elle doit vivre.
Les chapitres qui vont se succéder alterneront avec sa vraie vie d'avant (les deux nounous qui s'occupent des enfants et de la maison, l'assistante de publication pour gérer ses vidéos ...) et sa vie au XIXème siècle où sa fille ainée supplée à ses incompétences ...
Jusqu'à la révélation finale qui fait froid dans le dos !
Et à l'arrivée, ce qui ne fut pas un gentil roman avec de l'imaginaire dedans mais un thriller passionnant !
Une auteur à suivre :